Philippe PRADALIE (Avignon, 1938 – Paris, 2015)

De la résidence effectuée à Sète en 1993 par Philippe Pradalié, est issu un ensemble de vues de la ville.

Copaïba et Sète fait partie de cette série qui ne comporte pas moins de douze toiles répertoriées.

Il ressort du travail de recherche de Philippe Pradalié une vision singulière de la ville. Copaïba et Sète est l’une des deux représentations du port au bois aujourd’hui disparu. La neutralité de la représentation est une marque évidente de la filiation qui unit l’art de Philippe Pradalié à celui de Frédéric Bazille (1841-1870) qu’il découvre au Musée Fabre lors de ses études à l’école des Beaux-arts de Montpellier. La lumière franche y dialogue avec les ombres portées de formes géométriques constituées par aplats. Le regard du spectateur est ainsi orienté au sein d’un décor structuré où l’absence d’activité humaine donne le sentiment de la vacance étrange que produirait une scène vidée de ses acteurs. Philippe Pradalié donne en réalité à voir un paysage d’une grande abstraction, proche dans son effet des œuvres d’Edouard Hopper (1882-1967).

Il se distingue ainsi des artistes d’après-guerre marqués par l’héritage fauve et cubiste, mettant leur pas dans les traces d’Albert Marquet (1875-1947), puis de François Desnoyer (1894-1972) et qui retiennent de Sète la vivacité des couleurs ainsi que le pittoresque de la topographie ou encore les activités humaines liées au port et à la mer. Dans leur représentation de la ville, ils ont privilégié les canaux, le port de pêche ou encore les vues surplombant Sète qui s’offrent depuis le mont Saint-Clair.

Les paysages méridionaux de Philippe Pradalié, friches industrielles du port de Sète et vues de Montpellier composent un univers tranquille et chaleureux étrangement dépassionné et dénué de toute présence humaine.

Copaïba et Sète (1993) - Philippe PRADALIE Huile sur toile 190 x 300 cm
Huile sur toile 190 x 300 cm

Découvrir nos Œuvres phares