Œuvres classiques
Des œuvres du XIXe siècle à nos jours
Essentiellement composée d’œuvres du XIXe siècle à nos jours, la collection de peintures comporte un ensemble d’œuvres classiques où Académisme, Réalisme et Orientalismes se succèdent.
Fondé à la fin du XIXe siècle, le musée de la Ville de Cette bénéficie à sa création d’un certain nombre de dons d’artistes et de dépôts de l’Etat, notamment quelques peintures d’histoire, considéré alors comme le genre noble de la peinture.
L’Académisme et la peinture d’histoire
Ainsi Pierre Cabanel, neveu du célèbre peintre montpelliérain Alexandre Cabanel, présente au Salon de 1867 un sujet inspiré de l’Odyssée d’Homère, Philoctète abandonné sur l’île de Lemnos.
Il fait partie des artistes de la région, bien représentés dans les collections, qui ont suivi une formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où ils ont pu participer au prestigieux Grand Prix de Rome, avant d’exposer au Salon, vitrine incontournable pour une carrière.
Le biterrois Joseph-Noël Sylvestre y montre en 1890 son spectaculaire Sac de Rome par les Barbares en 410, qui montre la virtuosité académique acquise lui aussi auprès du maître Alexandre Cabanel, tout comme Jean-Paul Sinibaldi qui réalise la même année Claude nommé empereur, autre sujet montrant la prédilection pour l’histoire antique.
Le Réalisme
Aux restitutions imaginaires de sujets puisés dans l’histoire ou la littérature antique s’oppose le besoin de vérité et de description de la société contemporaine du courant réaliste : à la figure féminine sublimée de Paolo et Francesca de Le comte de Nouÿ répondent les gestes las des femmes épuisées par l’âge (Uranie Colin-Libour, L’Aîeule) et une vie de labeur (Gaston Marquet, Le lavoir de Saint Pierre). Aux exploits des héros antiques répond la noblesse du travail quotidien des petites gens, comme dans la scène de Rétamage de Marius Roy.
Après les vues de ports ou de mers agités par les vents, aux cieux orageux du Romantisme, le courant réaliste oppose la simplicité d’un paysage ordinaire – l’œuvre singulière de Gustave Courbet, ponctue cet ensemble : Mer Calme à Palavas, vue de bord de mer dans sa plus simple expression, en est un exemple frappant.
L’Orientalisme au XIXe siècle
Romantisme et réalisme ne sont pas étrangers aux représentations de l’Orient qui traversent tout le XIXe siècle, relayant une vision exotique et parcellaire des Européens. Dans le sillage de Delacroix, le motif des Fantasias (Cavaliers arabes) est relayé à loisir par les peintres, comme Georges Washington ou James Alexandre Walker.
A la fois intimiste et monumentale, Les Fumeurs de kiff à Biskra, de Louis Paul est la seule œuvre connue résultant de son périple algérien entre 1886 et 1887. Lucien Lévy-Dhurmer, né quant à lui à Alger, rapporte de ses nombreux voyages au Maghreb des paysage et des portraits au colorisme délicat, fait au pastel ou à l’huile, comme sa Fileuse tunisienne.