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À propos

L’exposition rassemble 129 peintures et dessins ainsi que 30 « livres illustrés » autour du thème, majeur chez Gérard Titus-Carmel, de la flore – végétaux et arbres.

Le Musée Paul Valéry consacre une importante exposition au peintre, graveur et poète Gérard Titus-Carmel. Sont réunies près de 160 œuvres -peinture, dessins et livres illustrés- réalisés entre 1995 et 2022. Un catalogue co-édité avec les Editions Loubatières rassemble les textes de Gérard Titus-Carmel, et des poètes Jean-Marie Gleize et James Sacré.

Forestières & autres arpents : trente ans de création

L’exposition Forestières & autres arpents rassemble 129 peintures et dessins ainsi que 30 « livres illustrés » autour du thème, majeur chez Gérard Titus-Carmel, de la flore – végétaux et arbres. Le titre, choisi par l’artiste lui-même, projette une vision et une intention. Il désigne comme une étendue naturelle et sauvage – la forêt – plusieurs séries qui se sont succédé depuis 30 ans. Les Forêts (1995), les Feuillées (2000), les Jungles (2004), les Brisées (2004), les Viornes & Lichens (2014), les Ramures (2015), les Retombes (2017), les Herses (2018) et Plan de coupe (2022) forment des ensembles dont l’unité est marquée aussi bien par une césure temporelle que par des caractéristiques formelles propres.

Les Notes de voyage, un continuum sur trois décennies

Les 56 Notes de voyage, qui s’échelonnent sur près de trois décennies (1995-2022), composent à l’inverse un continuum qui accompagne le développement des séries. Toutes manifestent une grande diversité de formes et d’invention. Les grands fusains des Feuillées apparaissent comme gouvernés par une recherche conjointe d’équilibre et de dynamisme, quand la Grande Feuillée, divisée en panneaux cernés de métal, prend des allures de serre d’inspiration matissienne. Lumineuses comme les grands polyptyques des Forêts ou denses comme les Jungles, les peintures et les dessins montrent une maîtrise exceptionnelle des relations entre la forme et le support matériel. Par superposition et collage, les différents papiers translucides interagissent depuis la profondeur jusque vers la surface, tantôt en laissant percer des signes enfouis dont ils ont été couverts, tantôt en faisant varier la luminosité de la trame.

Une œuvre entre continuité et discontinuité

Entre continuité et discontinuité, les Forestières & autres arpents conduisent à interroger l’œuvre de Gérard Titus-Carmel dans tous les aspects de sa relation au temps et à l’espace : « Car mon ambition – ou mon projet, pour rester modeste –, déclare Gérard Titus-Carmel, est bien de dresser une sorte d’inventaire du dit d’un corps qui s’agite toujours et qui, du même coup, se mesure à un espace et à un temps qui lui sont comptés.» Cette ambition est une aventure, qui exige l’engagement de l’artiste lui-même et se confond avec une recherche de la beauté dont les œuvres témoignent de l’aboutissement.