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Jean Hugo, à la fois peintre, décorateur et écrivain demeure, 40 ans après sa disparition, un artiste majeur et singulier.

Pour son grand temps fort estival, le musée Paul Valéry a choisi d’offrir à ses visiteurs, une ode à la nature selon Jean Hugo. À la fois peintre, décorateur et écrivain, il demeure 40 ans après sa disparition un artiste majeur et singulier. Afin de présenter une vision la plus complète possible de son œuvre, les musées Paul Valéry, Fabre et Médard se sont associés pour que l’hommage prenne la forme de trois volets, présentés simultanément à Sète, Montpellier et Lunel, dans l’esprit de complémentarité initié par la candidature commune au label de capitale européenne de la culture pour 2028.

À Sète, l’exposition « Jean Hugo, entre ciel et terre » a pour projet de montrer, à travers un important ensemble d’œuvres dominé par la question du paysage, que la représentation de la nature est pour Jean

Hugo autant une célébration de l’ordre du monde dans son apparence qu’une volonté de faire ressentir ce qui l’anime. Elle vient compléter chronologiquement celle du musée Fabre de Montpellier qui s’attache à l’œuvre de Jean Hugo jusqu’à la Seconde Guerre mondiale et son appartenance aux avant-gardes au début du XXe siècle. Ces deux expositions entendent révéler au public l’ensemble d’une œuvre foisonnante dans toute sa richesse, diversité et complexité, et lui permettre d’embrasser la personnalité de Jean Hugo, arrière-petit fils de Victor Hugo, sous toutes ses facettes.

À travers plus d’une centaine d’œuvres – peintures, dessins, livres illustrés, objets d’art – le parcours de l’exposition « Jean Hugo, entre ciel et terre » se développe dans les espaces d’exposition temporaire du musée, sur plus de 600 m², et invite le visiteur à approfondir sa découverte de Jean Hugo, l’artiste et l’homme.

Pendant quarante ans, entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et sa disparition en 1984, Hugo a poursuivi avec humilité une trajectoire artistique originale et rare, loin des avant-gardes et de leurs tendances iconoclastes. Mondain et retiré dans sa propriété de Fourques à Lunel depuis 1929, parisien et rural, Jean Hugo a toujours considéré avec bienveillance la comédie humaine, dont il se voyait aussi comme un acteur. Il n’a cependant jamais cessé de porter un regard ardent et attentif sur les choses qu’il nous est donné de ressentir, de voir, de toucher, de sentir et de goûter, de la plus humble créature au produit le plus élaboré du travail des hommes. Corporelle et sensuelle, l’œuvre de Jean Hugo chante la nature comme une présence splendide. Mais, nourrie d’une connaissance des territoires autant que d’une expérience intime, elle semble s’en éloigner dans le mouvement même où elle s’en approche.

Le parcours de visite est complété par un focus consacré au groupe Montpellier- Sète, bien représenté dans les collections du musée, avec lequel Jean Hugo avait partagé les murs d’expositions importantes et un autre dédié à Vincent Bioulès, avec qui Hugo entretenait des liens forts d’amitié.

Avec l’exposition concomitante donnée à voir au musée Fabre de Montpellier, ainsi que l’exposition qui se tient au musée Médard de Lunel, l’événement sétois permet au public de mesurer combien cet artiste a pu relever le défi de porter le nom d’Hugo au rang du meilleur de la création artistique. La spirituelle Louise de Vilmorin avait elle-même lancé : « Il est très difficile d’être descendant de Victor Hugo ; aussi il ne s’agit plus de descendre, il faut remonter. » C’est ce que fit, Jean Hugo, arrière-petit-fils de Victor, avec toute la pudeur et l’élégance qui le caractérisaient.