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À propos

Une importante exposition consacrée à deux peintres majeurs du surréalisme : Max Ernst (1891-1976) et Yves Tanguy (1900-1955).

Le Musée Paul Valéry présente, du 25 juin 2015 au 6 novembre 2016, une importante exposition consacrée à deux peintres majeurs du surréalisme : Max Ernst (1891-1976) et Yves Tanguy (1900-1955). Liés par l’amitié, Max Ernst et Yves Tanguy comptent au nombre des artistes surréalistes qui ont su renouveler en profondeur les sources de l’imaginaire. L’exposition propose un dialogue inédit entre les œuvres de ces deux artistes visionnaires, Ernst, « magicien des palpitations subtiles » (René Crevel), et Tanguy, « peintre des épouvantables élégances aériennes, souterraines et maritimes » (André Breton). Elle donne la possibilité de suivre leurs parcours à la fois parallèles et divergents jusqu’aux années 1950, sans exclure aucun champ de leur pratique artistique, peinture, dessin, collage ou encore sculpture.

Une exploration de l’inconscient

Après la Première Guerre, triomphe à la fois éclatant et mortifère de la technique, Ernst et Tanguy ont investi le domaine du psychisme humain. Retournant le regard, ils se lancent dans une « chasse intérieure » (Louis Aragon) entre les limites fuyantes d’un continent obscur, dernier refuge d’une nature authentiquement sauvage. Ils rapportent des territoires de l’inconscient les trésors d’un espace inaccessible à qui refuse de s’appliquer à perdre ses repères avec méthode. Jamais, malgré les luttes de pouvoir et les exclusions, aucun des deux n’a sacrifié sa liberté créative, si essentiellement et intimement liée à une vision intérieure.

Plus de 70 œuvres rarement exposées

L’exposition réunit plus de 70 œuvres issues principalement de grandes collections privées internationales et de prêts de musées français et étrangers, tels que les Musées Royaux de Belgique, la Fondation Thyssen Bornemisza (Madrid), le Musée National d’Art Moderne / Centre G. Pompidou, le Musée d’art Moderne de la Ville de Paris ou le Musée d’art moderne de la Ville de Troyes, collection Pierre et Denise Lévy. Des prêts exceptionnels qui, par l’importance des prêts prestigieux venant de collections particulières permettront d’avoir accès à des œuvres très rarement exposées.

En réunissant quelque 70 œuvres, pour la plupart rarement exposées, le Musée Paul Valéry propose un dialogue inédit entre deux artistes visionnaires. Max Ernst, « magicien des palpitations subtiles » (René Crevel), et Yves Tanguy, « peintre des épouvantables élégances aériennes, souterraines et maritimes » (André Breton). L’exposition Max ERNST – Yves TANGUY. Deux visions du surréalisme invite à parcourir les œuvres de deux des protagonistes du mouvement surréaliste.

Deux voies singulières du surréalisme

Max Ernst et Yves Tanguy ont tous deux étés proches d’André Breton avant de s’en éloigner. Mais l’un et l’autre ont été en accord profond avec le projet surréaliste. En 1924, la publication du Manifeste du surréalisme par André Breton et la création d’une revue, La Révolution surréaliste, posent les jalons d’un mouvement qui formule le projet de « changer la vie » (Arthur Rimbaud, Une saison en enfer). Après la révolte Dada, née en réaction au naufrage du monde ancien, le surréalisme se présente avant tout comme un mouvement de libération poétique et politique. « Changer la vie » implique le renversement du système des valeurs qui fondent la civilisation occidentale et s’imposent à chacun sous la forme de schémas mentaux et esthétiques régis par un rationalisme jugé mortifère. Dans cet effort d’ordre global, l’artiste est en position d’intercesseur, établissant un lien vivant entre monde extérieur et monde intérieur. Il dépasse les conventions établies par des siècles de civilisation pour proposer une vision primitive du monde en accord avec les forces visibles et invisibles qui l’animent. Cherchant à capter les images à leur source originaire, hors de tout contrôle de la raison, Max Ernst et Yves Tanguy ont contribué à définir la possibilité et les spécificités d’une plastique surréaliste. Ralliés aux principes de l’automatisme défini comme modalité essentielle du surréalisme, ils ont partagé une ambition comparable tout en suivant des voies différentes.